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°besoin d'pleurer°

"Ce que l'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable Solitude"

Elle


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"On vit...comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore...Chaque jour est l'inconsciente répétition du précèdent: on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. soit on ne les réalise jamais et on est frustrés pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuirait sur la lame de rasoir jusqu'à ce que le sang gicle..."

Elle


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"Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent jamais rien, mais qui signent le chèque à la fin du mois. Et on les déteste parce qu'ils donnent tant et si peu. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte vraiment. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre. On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du coeur, on va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons qu'on a de vrais amis, et deux cents numéros dans notre répertoire qu'on appelle jamais. On est la jeunesse dorée. Et on n'a pas le droit de s'en plaindre, parce qu'il paraît qu'on a tout pour être heureux. Et on crève doucement dans nos appartements trop grands, des moulures à la place du ciel, repus, bourrés de coke et d'antidépresseurs, et le sourire aux lèvres..."

Elle


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"Se défoncer pour qu'il n'y ait quelque chose entre nous qui ne soit pas notre "amour", s'y raccrocher pour échapper à l'autre, haïr l'autre d'être toujours là, tout en craignant qu'il parte...Partir avant.
C'est fini."

Elle


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"Et que j'lui ai dit toutes ces saloperies la dernière fois parce que j'étais malheureuse, jalouse, paumée, que chaque mot qui vaut pour lui vaut aussi pour moi, et qu'il faut que nous rations notre vie ensemble.
Je t'aime, c'est rien, c'est tout, je ne lui ai jamais dit"

Elle



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"Elle voulait se salir, elle en avait besoin, mais ça la tuait. Elle prenait de plus en plus de saloperies, et je m'y suis mis aussi, pour que ça ne l'éloigne pas de moi et aussi parce que j'en avais besoin pour tenir avec tout ce qu'on buvait et les endroits où on allait. Je craquais doucement, mais je ne l'aurais jamais laissée. Je l'aimais.
Et puis elle est partie.
Six mois de bonheur...la chute lente...Et un jour on se retrouve à jouer seul. l'autre retire ses billes, reprend ses cartes, et vous restez là, comme un con devant une partie inachevée... A attendre. Parce que vous ne pouvez faire que ça, attendre. Cesser d'attendre, ça voudrait dire que c'est fini.
Vous attendez en vain qu'elle relance les dés, vous pensez qu'il vous reste des cartes maîtresses que vous n'avez pas encore abbatues, et qui changeront le cours de la partie.
Mais vous avez perdu.
Moi, j'ai perdu.
Non, je suis perdu.
Je l'aime...Tout le temps, toujours à en crever. Je l'aime endormie ou déprimée, je l'aime même cokée, abrutie, dégradée. Elle réussissait, je ne sais pas comment, à rester tellement pure dans les situations les plus dégradantes que j'avais envie de me mettre à genoux devant elle.
Quatre mois que c'est fini. Il n'y a pas de mot.
Depuis je sors tous les soirs, je ne maîtrise plus rien, je me défonce comme jamais, je ne sais plus ce que je fais. Je me suis trouvée une petite conne, une petite blonde, je déteste les blondes, raisonnable, effacée avec un de ces visages de souris délicates; son antithèse. Je la baise une fois par mois, je sais à peine comment elle s'appelle.
Diane. Aucun intérêt.
Et je l'affiche, je la couvre de cadeaux hors de prix, tout le monde me prend pour un fou.
A côté de ça, je n'ai jamais ramené autant de salopes, et je les baise sans capotes, et je leur éjacule dans la gueule, et je les vire."

Lui


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"Elle est entre Julian et Chris et enlace sa copine Victoria que je ne peux pas supporter. elle rit, tape dans ses mains, boit la moitié de son verre d'un seul trait, puis les coins de sa bouche s'abaissent et je discerne un instant l'expression du désespoir dans ses yeux voilés, avant qu'elle ne reprenne son masque de joie. Je suis le seul à savoir. Un instant, j'ai envie d'aller vers elle et de l'extirper de cet endroit, mais je ne peux pas.
Je pars sans dire au revoir, sans me retourner. Je monte les escaliers et je franchis la porte. Une bouffée d'air frais me frappe le visage. J'inspire avec volupté. Je regarde le ciel en pensant à tous ces gens qui dorment et je suis content d'aller grossir leurs rangs. J'allume une cigarette."

Lui


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"Demain je serais peut-être avec Hell.
Un feu rouge. Place de la concorde.Jamais personne. De toute façon, peuw pas m'arrêter. Roule trop vite. Une voiture noire sur la gauche. Elle roule vite aussi. Le plus beu moment de sa chanson. Je n'ai que le temps de monter le son au maximum avant de sentir mon pare-brise exploser, ma portière exploser, et moi...

Demain aurait été un autre jour...semblable. "

Lui


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"Pauvre con, tu ne pouvais pas rouler moins vite"

Elle


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"Je me sens lamentable quand je me rends compte que je fixe l'entrée du carré en m'attendant à le voir débarquer. Je sais qu'il ne viendra pas, mais je ne peux pas m'empêcher de l'attendre. Et je hais chaque personne dans cette boîte de merde de ne pas être lui. Je me lève, j'allume une cigarette. Je ne me suis pas rendue compte que j'en avais déjà une dans la main."

Elle


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"Il est mort et plus rien n'a de sens pour moi."

Elle


LOLITA PILL IN HELL
°besoin d'pleurer°

# Posté le vendredi 19 mai 2006 13:05

Modifié le vendredi 19 mai 2006 15:18

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